Les élus locaux refusent en majorité le projet d'enfouissement de déchets ultimes sur leur commune.

RIMBOVAl : Projet de décharge : les élus se prononcent contre.
Après le projet Ikos, celui de la société Villers-service à Rimboval semble avoir du plomb dans l'aile. Il s'agit de créer sur le territoire de la commune au lieudit de la ferme St Philibert une écopole de traitement des déchets ultimes ou un centre de stockage des déchets non recyclables ou tout simplement "une décharge" comme l'appelle déjà les habitants. Les élus n'en veulent pas en tout cas. Lors d'une réunion extraordinaire et publique du conseil municipal mercredi soir : "les membres présents se sont prononcés pour le non au projet de décharge (soit huit conseillers NDLR). Monique François et le maire Léonce Lafonte réservant leur avis en proposant de consulter la population". Ce dernier n'est pas "systématiquement" contre. En effet il craint que, malgré le vote négatif, le projet se poursuive, car en dernier ressort la décision appartiendra au Préfet, et que les élus locaux soient ainsi "hors jeu" sans pouvoir peser sur les décisions à venir. Et d'évoquer le droit régalien de l'Etat souverain et... les éoliennes promises à la commune. Malgré le vote quasi unanime des élus de la communauté de commune, le Préfet a choisi de diminuer ce projet de moitié et de supprimer carrément celles de Rimboval pour préserver... les chauve-souris. En outre également compte tenu des échéances qui attendent la commune dans les années à venir, l'assainissement notamment, les retombées de cette manne venue "des poubelles" auraient été les bienvenues pour les finances locales selon Léonce Lafonte. Après une première réunion avec les responsables de la société le 13 mai dernier, les élus ont souhaité recevoir des informations et surtout des assurances par écrit. La société a donc adressé au maire un mémoire répondant point par point aux questions posées sur les risques générées par ce type d'activité. Garantie sur les eaux, de la gestion des nuisances, des répercussions sur l'activité agricole, la garantie de non impact sur la valeur de l'immobilier. En notamment faisant référence à des projets déjà existants à Chagny (Saône et Loire) Allemand (Aisne). Des études qui ont démontré aucunes nuisances, ni retombées négatives sur les installations classés pour la protection de l'environnement, le marché immobilier. En outre les retombées sont très importants au niveau local et des emplois : de 15 à 30 personnes sur l'ensemble des installations. Seulement les opposants au projet au premier rang desquels, le premier adjoint Francis Frammery, contestent une bonne partie de ces données. Et notamment au niveau du ruissellement des eaux et des lixiviats (eaux au contact des déchets) et de leurs rejets dans le milieu naturel. D'autres problèmes n'ont pas été abordés comme les mouettes, les papiers, les odeurs, le tourisme, les inondations. Ils s'inquiètent également quant à l'extension éventuelle ou future des installations : 57 hectares ont été retenues pour un centre d'enfouissement de 5 000 mètres carrées. Un vote s'est donc déroulé qui a donné le résultat que l'on connaît. Il sera donc envoyé aux autorités compétentes. De son côté la population sera informé et pourra consulter tous les documents en mairie. La suite au prochain numéro ?